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Aujourd'hui c'est choregraphie, un tournage qui s'annonce bien, pas de pression (de toute façon j'en ai rarement), sauf que cela commence mal, je me reveil 30 min après l'heure de rdv, forcemment  je ne peux plus me permettre d'être desagréable avec les autres...

L'important dans ce genre de situation c'est justement l'abstraction, ne plus y penser (facile), il y a quand même du boulot, 30 plans à tourner, le soleil qui tourne, tourne, comme cette danseuse qui me fait de l'oeil... aller j'ai dit d'un pas assuré.
Son sourire est plutôt radieux quand elle me propose de l'appeller pour aller voir son prochain spectacle, ses yeux malicieux.
En même temps les comédiennes essayent souvent de séduire ceux qui les eclairent (je n'imagine même pas ce que cela doit être face aux réalisateurs...), mais ce qui est agréable c'est qu'aujourd'hui cela continue après la fin du tournage.

Peut-être que je vais me laisser tenter.

well, i'll see...

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Bon, je pense qu'il est temps de renommer le titre de ce blog (une sorte de titrisation... histoire d'extraire de la valeur d’actif, ou en l'occurence l'actif c'est moi)

Alors evidemment, je n'ai pas vraiment l'impression d'être sorti de  cette depression (multi...?),  mais au moins  j'ai envie, disons, d'éclaircir les brumes...

Je ne sais pas pourquoi, mais aujourd'hui je me suis dis que ce blog pourrait être autre chose qu'un maintien  dans un état (somme toute pas si agréable) ou je ne savais plus trop quoi dire... finalement je ne suis pas poête, pas grave...

je commence court, ne sachant toujours pas ou je vais, mais un peu plus décidé d'y aller d'un pas assuré...

see you next


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parfois,
tout s'éclaircit,
au point de me brûler la rétine


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envie d'errer à nouveau,  d'écrire aussi (un petit peu, pas au point de prendre un stylo...)

aujourd'hui j'ai envie de raconter un rêve, c'est une façon de renouer avec  ce lieu, avec ce qu'il représente.

finallement, ce n'est pas si compliquer à comprendre

je suis sous l'eau, dans l'ocean, je dirais plutôt sous la mer (dans la mer?), je n'ai pas de probleme pour respirer, en revanche j'ai du mal à diriger mon corps, je n'arrive pas à me mettre dans une position verticale, mon bassin n'arrete pas de remonter, je n'arrive d'ailleurs pas à me mettre sur le ventre, je tourne comme une vulgaire algue  au gré des courants.
je suis près d'un plateau de jeu télévisé (sous l'eau aussi), c'est une sorte de "questions pour un champion", deux candidats s'affrontent (ou plutôt une candidate et un candidat), un homme enveloppé, qui doit sans doute être le gagnant des émissions précèdentes, et une amie. Malgrès le nombre important de points accumulés par le candidat au cours des parties précédentes (plus d'1,2 millions), mon amie répond à toutes les questions, cette homme ne comprend pas comment cela est possible, cet arrogant bien portant se fais laminer par ce petit bout de femme.
Mais je n'arrive pas à continuer à regarder la partie, mon corps se met sur le dos, et je vois une énorme murène s'approcher de moi, je suis terrifié, elle est plus grosse que moi, elle s'approche lentement, ondulant, je suis incapable de me sauver, de me deplacer. Elle ouvre la bouche et me mord la main.
Et la, je me rend compte d'une chose étonante, cette murène, si grosse et si effrayante, n'a pas de dent, de plus elle peut à peine ouvrir la bouche (juste de quoi, prendre ma main), la sensation est etrange, l'interieur de sa bouche est mou...
Comme elle ne peut pas me manger elle s'en va, le courant me retourne vers l'air de jeu, mon amie a gagné la partie, il faut maintenant aller chercher son prix.

Je me retrouve à marcher dans la neige avec elle, loin devant nous se trouve le groupe avec l'autre candidat et l'equipe du jeu, leurs traces laissent une piste qui ondule devant nous, je me dis qu'ils vont arriver avant nous et qu'ils vont prendre le prix, quand soudainement la neige s'effondre sous nos pieds et nous tombons dans l'eau, l'eau est froide mais ce n'est pas insupportable, j'aide mon amie à se hisser hors de l'eau, il faut que nous escaladions pour rattraper les autres quand son pied se coince entre deux rochers, je viens l'aider, son pied se detache de son corps, c'est une prothèse, elle me dis que ça va. Je sors son pied de la cavité, le remet en place
je la porte dans mes bras...

et m'eveille

Bon

Après la description tentons une petite analyse (forcemment personnelle et imparfaite)

Pour moi se rêve se sépare en deux et contient deux points qui attirent particulierement mon attention
La murène : que je sois dans la mer (je devrais écrire la mère d'ailleurs), je pense que cette murène symbolise ma mère (qui se fait surnommé marraine par un de ses amis), en plus je trouve qu'elle commence à ressembler physiquement (ou du moins au niveau du visage) à une murène (c'est flatteur pour les murènes car tout le monde me dis que c'est une belle femme). Ma mère est donc presente deux fois dans ce rêve, par l'element qui m'entoure (l'eau, les courants marins) et avec cette murène. Un point positif, elle n'a pas de dent et ne peut pas me faire de mal (ou ne veux pas?) un point négatif, elle me dirige contre ma volonté.

La seconde partie se divise en trois :

-la marche dans la neige, bon pas de doute mon amie etant une excellente marcheuse (une vraie, qui fait de longs périples à pieds), c'est moi qui la ralentie et qui l'empeche d'atteindre son prix en première.
-la chute : la evidemment, c'est plus flatteur pour moi, car même si je la ralentie, je suis la quand elle est en danger (mon ego est sauf...), sauf qu'evidemment, c'est quand même le minimum à faire quand on aime quelqu'un... j'ai l'impression que mon inconscient me dis que je ne suis pas fait pour elle (ou tout du moins que je la ralentirais plutôt qu'autre chose), je retrouve cette ancienne amie qui m'accompagne depuis si longtemps, la dévalorisation de moi-même.
-le pied coincé : alors la j'avoue que je suis perplexe, c'est son pied gauche, j'ai eu un accident au pied gauche petit, et j'ai entendu des centaines de fois que les medecins avaient hésités à m'amputer... Mais après l'accident, hormis un petit bout d'orteil en moins et une sensibilitée au froid plus grande, mon pieds fonctionne bien et je m'en sers parfaitement. Je dirais donc que "ça va" malgrès qu'il ne soit pas tout à fait normal. Cette partie du rêve m'amène à me dire que ce que j'aime dans ce petit bout de femme (grande par le coeur, attention) c'est en partie le fait de me retrouver en elle, de me reconnaitre en partie en elle pour être plus précis. Comme un miroir qui me refleterais. C'est très narcissique je trouve, et me laisse songeur, j'ai l'impression que j'effleure quelque chose sur mes rapports aux autres, du coup je m'interroge... est-ce une bonne choses, non pas de m'interroger mais d'aimer mon reflet, je me demande bien ce qu'il resterait derrière celui-ci?

je n'ai pas trop le courage de me pencher sur la recurence de la forme ondulée (murène, algues, chemin dans la neige) et de toute façon je préfère les courbes aux angles.

malgrès cela, je ne peux pas m'empecher d'aimer (je simplifie par un mot, mais c'est plus complexe que cela) cette petite blonde, même si je ne la vois plus beaucoup... mon inconscient compense, c'est la troisième fois qu'elle apparait dans un de mes rêve cette semaine...

ps : il faut que je lui consacre un texte





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J'ai besoin d'un endroit pour vider (évider?), ou peut-être simplement exprimer certaines pensées difficilement maîtrisable.
Il semblerait que ce soit ici

Il m'arrive un phénomène étrange en ce moment, j'ai déjà eu des idées morbides, ce n'est pas une nouveauté, mais elles sont étrangement présente en ce moment (je dirais depuis une semaine ou deux, peut-être un peu plus) et notamment ces derniers jours...

Une chose étonnante lorsque  j'imagine mettre fin à ma vie, c'est que je met en apnée, provoquant une violente inspiration, un besoin de respirer assez épuisant après ce curieux exercice intellectuel...

J'en conviens, je n'avez jamais réellement compris la signification d'un pulsion suicidaire, je savais ce qu'était une pensée morbide, une sorte de refuge pas forcemment déplaisant, une façon de se donner un choix, ou plutôt d'avoir toujours le choix...

Ce qui m'inquiête le plus c'est que la notion de choix s'éclipse petit à petit, le chemin s'obscurci en quelque sorte ^^, bien sur il reste la peur de l'obscurité...

Je pense que je vais m'arreter la... je remercie mes lecteurs silencieux (ou du moins courageux) retourner à des activités plus enrichissantes, je termine ce blog ici, j'ai besoin de me reposer, la campagne sera très bien pour cela.

et je signe cette fin par un petit autoportrait...


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?

Il y a une chose que je ne comprend pas, c'est les personnes (entre 1 et 4 par jours) peut-être est-ce toujours la même, peut-être que vous êtes tous différents, qui viennent ici, alors que depuis fort longtemps, (je ne tiens plus le compte), je n'ai pas fait apparaitre quoi que soit ici... les mystères des referencements...
En tout cas cela ne change rien à ma solitude...

je vous laisse dans l'anonymat, vous n'existez pas pour moi, je n'existe d'ailleurs pas réellement pour moi (j'ai depuis longtemps dépassé ce stade, la vie est simplement une sensue qui s'accroche, me privant de tout courage), je deteste ma façon de simplifié une idée qui mériterait d'être dévelloppée, mais je m'arrête la, je ne veux pas sombrer dans l'appitoyement.

nous sommes donc égaux...

aujourd'hui j'ai quand même ressenti à nouveau cette sensation saisissante (j'aime bien les sensations saisissantes, cécissante je devrais dire) vous savez quand vos veines ne charient plus du sang mais un liquide glacial et vitrieux.

cela faisait longtemps que je n'avais plus ressentie quelque choses, heureusement ce fut bref...

je règle juste mes comptes avec ces choses qui comptent... pour moi
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Petite reflexion personnelle après avoir écouté la radio

ce soir un journaliste radiophonique (ou un chroniqueur débatteur, je ne sais) cite Jean-Paul Sartre
soit je comprend mal ses propos, et dans ce cas je m'excuse de la déformation que j'apporte, sois il est un peu approximatif

 "L'existence des hommes est ce qu'ils en font"

Je sens mes intestins ce liquéfier (je ne sais pas si c'est les intestins, c'est à l'interieur de mon corps sous les côtes, juste en dessous du diaphragme), le liquide s'écoulant intérieurement n'est pas très fluide, il est presque pateux.
Mais je ne peux m'empecher de penser à cette phrase, je la contemple, m'assois à ses pieds, la tourne et la retourne, la réfute. L'angoisse est la, à nouveau là...

Appropriation, je trouve cela assez brillant (je n'ai jamais lu Sartre, brillant car son existence l'a été), je me sens oppressé, responsable de mes propres échecs, je ne vois pas de solution, pas de futur engageant, l'echec se perpetuera, j'ai déjà l'impression de vivre sans exister, je sais que cela est parfaitement possible.

Je ne peux m'empecher de dire que Sartre n'a jamais connu la depression pour pouvoir dire cela (en tout cas il n'était pas depressif au moment ou il l'a dit), j'ai l'impression que c'est une phrase que l'on dit lorsque son existence a déjà eu sens, c'est un regard vers le passé.
Cela me semble tellement difficille de la concevoir de mon présent pour un futur. Je me rassure en me disant que Proust n'a jamais rien fais de sa vie , cette phrase n'avais aucun sens 10 avant sa mort, 10 ans, c'est le temps qu'il a eu pour devenir un des plus grands écrivains de l'histoire occidentale. Mais je ne suis pas Proust.


En fait après une recherche rapide je n'ai pas retrouvé cette citation, je pense que le jourrnaliste devait penser à celle-ci

 "l'homme sera d'abord ce qu'il aura projeté d'être"

ce qui n'est pas tout à fait la même chose (je la trouve même radicalement différent), la notion de responsabilité s'estompe, l'espoir de changement possible, la bouée d'émergence flotte à nouveau.

je vais m'endormir avec son expérience du vertige

 "je suis au bord d'un précipice, d'abord vient la peur de glisser et donc la peur de la mort, mais je suis encore passif. Je fais alors attention et mes possibilités d'échapper au danger, comme celle de reculer annihilent ma peur de tomber. Mais alors, je m'angoisse car ce ne sont que possibilités. Rien ne me contraint à sauver ma vie en faisant attention, le suicide est aussi une des conduites possibles. Mais là encore ce n'est seulement qu'une possibilité, d'où une contre angoisse et je m'éloigne du précipice. J'ai peur de ce que je peux faire, du pouvoir immense que me confère ma liberté : c'est de là que naît l'angoisse"

finalement, peut-être que je deviens libre... (dans le sens que j'imagine que Sartre donne à ce mot, et non pas dans l'illusion perverse d'un certain candidat à une certaine éléction présidentielle actuelle...)
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  Comment expliquer...

  J'ai déjà parlé de la multitude des chemins, de l'embarras des possibles, mais bien sûr je ne les avais pas encore parcourus, je n'avais même pas esquivé le moindre déplacement. J'en suis toujours au même point, la douleur bienveillante a disparu, sa chaleur réconfortante évaporée.
  Et moi je suis toujours là, immobile, les chemins se sont assombris, avant de se murer.
  Et je reste là, transfusé.
  Amphitryons, je devrais vous remercier, je préfère vous tourner le dos, me retourner vers les portes closes de mon présent, les contempler pour finir par tomber à leur seuil.
  Clochard de ma vie, seules les secondes s'égrènent.
  Le souvenir d'anciennes batailles perdues ressurgit, la rancoeur de la défaite, amer parfum du fond d'un palais, l'éclat des boucliers victorieux est depuis bien longtemps terni...
  Le train n'attend pas, si seulement je pouvais m'allonger sur la voie, retrouver une dernière fois la chaleur de mes larmes, prier, enfin...
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  Afin de donner un peu plus de corps à ce lieu, mon potentiel de création étant sérieusement amoindri, je vais me contenter paresseusement de citer Antonin Artaud au sujet de son enquête, "le suicide est-il une solution", texte dont la qualité dépasse tout ce que j'oserais écrire

     ..."J'ignore ce que c'est que les choses, j'ignore tout état humain, rien du monde ne tourne pour moi, ne tourne en moi. Je souffre affreusement de la vie. Il n'y a pas d'état que je puisse atteindre. Et très certainement je suis mort il y a longtemps, je suis déjà suicidé. On m'a suicidé, c'est-à-dire. Mais que penseriez-vous d'un suicide antérieur, d'un suicide qui nous ferait rebrousser chemin, mais de l'autre côté de l'existence, et non pas du côté de la mort. Celui-là seul aurait pour moi une valeur. Je ne sent pas l'appétit de la mort, je sens l'appétit de ne pas être, de n'être jamais tombé dans ce déduis d'imbécillités, d'abdications, de renonciations et d'obtuses rencontres qui est le moi d'Antonin Artaud, bien plus faible que lui. Le moi de cet infirme errant et qui de temps en temps viens proposer son ombre sur laquelle lui-même a craché, et depuis longtemps ce moi béquillard, et traînant, ce moi virtuel, impossible, et qui se retrouve tout de même dans la réalité. Personne comme lui n'a senti sa faiblesse qui est la faiblesse principale, essentielle de l'humanité. A détruire, à ne pas exister"

Antonin Artaud           
 
 
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